Il paraît que l’année sera compliquée pour l’économie mondiale sur le front des prix de l’énergie. Les cours du pétrole ont continué à grimper, alors que l’escalade des menaces entre Israël et l’Iran visant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient risque d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement mondial déclenchées par l’effondrement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent, référence internationale, continue à surfer au-dessus de 110 dollars le baril.
Israël a attaqué la plus grande installation de traitement de gaz d’Iran, située dans la province de Bushehr. Téhéran a menacé de frapper des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti la population de s’éloigner de plusieurs installations qu’il a décrites comme des cibles légitimes et de premier choix. Ces installations sont la raffinerie de Samref et le complexe pétrochimique d’Al-Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la société holding de Mesaieed au Qatar.
Dans un scénario où des attaques généralisées sur les infrastructures énergétiques se produiraient et où le détroit resterait fermé pendant une période prolongée, les prix du Brent pourraient atteindre de nouveaux pics, selon toutes les grandes banques internationales.
Avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’impact sur notre quotidien ne va pas tarder à se faire sentir. L’inflation repartirait mécaniquement à la hausse sous l’effet des produits importés, qu’ils soient finis ou semi-finis. Le prix de l’énergie, et notamment du pétrole, flamberait en premier lieu, entraînant dans son sillage une hausse généralisée des coûts de transport et de production. Très vite, ce choc pétrolier se répercuterait sur les biens de consommation courante, fragilisant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages.









