La Tunisie figure parmi les marchés hôteliers les plus actifs du continent africain, avec 4 189 chambres en pipeline. Un positionnement solide — mais qui devra s’appuyer sur une exécution plus rapide pour ne pas se laisser distancer par une concurrence régionale en pleine accélération.
Selon le rapport 2026 Hotel Chain Development Pipelines in Africa, publié par le cabinet W Hospitality Group, l’Afrique recense désormais 123 846 chambres en développement réparties dans 675 hôtels et resorts — soit une hausse de 18,6 % en un an. Un seuil porté par une demande touristique en forte progression et des investisseurs de plus en plus attirés par le potentiel du marché.
Derrière ces chiffres globaux, le paysage reste cependant très contrasté. Les dix premiers pays concentrent à eux seuls 79 % des chambres prévues, laissant peu de place à la dispersion des investissements.
La Tunisie, 7e avec des hôtels de grande taille
Dans ce classement continental, la Tunisie se taille une place de choix en occupant le 7e rang, avec 4 189 chambres inscrites au pipeline. Ce résultat s’accompagne d’un autre indicateur: la taille moyenne des établissements tunisiens atteint 279 chambres.
Autre atout mis en avant par le rapport: 63,8 % des chambres tunisiennes en pipeline sont déjà en phase de construction. Ce taux, supérieur à la moyenne de nombreux marchés africains, traduit une capacité effective à passer du projet à la réalisation.
Le piège du « time-to-market »
Mais la comparaison régionale nuance ce tableau. Certains pays, à l’image du Kenya ou de l’Éthiopie, affichent des taux d’exécution avoisinant les 80%, témoignant d’une agilité opérationnelle que la Tunisie n’atteint pas encore. À l’autre extrémité du spectre, l’Égypte et le Maroc dominent le marché en volume, drainant à eux seuls près de la moitié de l’ensemble des investissements hôteliers du continent.









