La commission des Finances à l’Assemblée des représentants du peuple a auditionné les promoteurs d’un projet de loi pour créer une banque adossée au réseau postal. C’est une réponse concrète à l’exclusion financière qui touche encore beaucoup de Tunisiens, surtout dans les régions intérieures mal desservies par les banques classiques.

Pourquoi miser sur La Poste ?
Le réseau postal est partout, même là où les agences bancaires font défaut. L’idée ? En faire un outil pour l’épargne, les microcrédits et l’accompagnement financier, ciblant agriculteurs, artisans et petits projets. Ça boosterait l’économie locale, réduirait l’économie informelle et renforcerait la justice sociale, sans perturber la concurrence bancaire.
Les priorités
On parle surtout de microcrédits pour stimuler l’autonomie des ménages et des PME dans l’intérieur du pays. Mais les députés insistent : il faut un capital solide (sans grever les finances publiques), des garanties pour les prêts, un suivi rigoureux et une coordination avec les microfinances existantes. Pas question de prêter sans filet de sécurité!
Les défis soulevés
- Finances et infra: Comment financer tout ça ? Moderniser les bureaux, former le personnel et sécuriser les opérations bancaires ?
- Numérique: Le projet manque de vision digitale ; il faudra une app ou une banque virtuelle pour suivre la vague tech.
- Réglementation: Taux d’intérêt adaptés, mais dans un cadre strict supervisé par la BCT.
Les promoteurs sont flexibles : transformer La Poste en banque complète, ou l’élargir progressivement, voire fusionner avec l’ancien projet anti-exclusion.
Prochaines étapes
La commission poursuit avec des auditions (BCT, ministères) et un groupe de travail pour peaufiner le texte. Suivi sur le terrain et contrôle des crédits au programme. Ce projet pourrait bien révolutionner l’inclusion financière en Tunisie, entre ambition sociale et réalisme budgétaire.









