Les derniers indicateurs de la Banque centrale de Tunisie (BCT) viennent de tomber. Au-delà des colonnes de chiffres, que nous disent-ils vraiment sur la santé du pays en ce début d’année 2026? Voici un décryptage simple de ce qu’il faut retenir.
Le “compte courant” de l’État
Au 3 février, le compte courant du Trésor affichait 1 565 millions de dinars. C’est, pour faire simple, l’argent immédiatement disponible dans le portefeuille de l’État. C’est avec cette somme que le pays règle ses factures urgentes et gère ses dépenses du quotidien.
Réserves de devises
C’est l’indicateur qui rassure souvent les marchés: nos réserves de devises s’élèvent à 25 730 millions de dinars (au 4 février). Concrètement, cela représente 109 jours d’importations.
Pourquoi est-ce essentiel? C’est notre garantie pour continuer à acheter l’essentiel à l’étranger: carburant, blé, médicaments. En restant au-dessus de la barre symbolique des 100 jours, la Tunisie maintient une stabilité rassurante face aux imprévus internationaux.
Le “cash”…
S’il y a bien une habitude qui ne change pas, c’est notre attachement aux billets sonnants et trébuchants. La masse de monnaie fiduciaire en circulation atteint 27 345 millions de dinars. Ce chiffre record confirme que, malgré l’essor du numérique, les Tunisiens, particuliers comme commerçants, privilégient encore massivement le paiement en espèces.
Soutien aux banques
Enfin, pour que la machine économique ne s’enraye pas, la BCT joue son rôle de “poumon” financier. Elle injecte 12 063 millions de dinars pour soutenir les banques commerciales. Ce refinancement est vital, c’est ce qui permet aux banques de continuer à accorder des crédits et à financer les projets des citoyens et des entreprises.








