L’année 2025 s’achève sur une note contrastée pour la Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (Siphat). Si les indicateurs d’activité du quatrième trimestre affichent une dynamique commerciale impressionnante, la santé financière globale reste sous pression.
Un bond spectaculaire du chiffre d’affaires
La Siphat a terminé l’année en beauté avec une hausse de 78% de son chiffre d’affaires par rapport à fin 2024. Ce résultat est porté par un véritable moteur: la forme officinale, dont les ventes ont littéralement explosé.
Cependant, ce tableau positif comporte des zones d’ombre. D’une part, le segment hospitalier en recul: les ventes destinées aux hôpitaux ont chuté de 56%. D’autre part, l’export au point mort: aucune vente n’a été enregistrée à l’international sur cette période.
Une production en hausse et des investissements stratégiques
Pour soutenir cette demande, la production a suivi la même courbe avec une progression de 65%. Là encore, c’est l’officine qui tire la machine vers le haut, compensant la baisse de régime du secteur hospitalier. Fidèle à son ambition de se moderniser, la société a également consenti à des investissements majeurs au 4e trimestre pour muscler ses capacités opérationnelles.
Un endettement lourd
C’est le point de vigilance majeur: la dette de la Siphat a gonflé de 17% en un an. Plusieurs facteurs expliquent ce fardeau financier:
- Des arriérés envers les caisses sociales (CNRPS et CNAM) s’élevant à 39,8 Mtnd.
- Des obligations fiscales et des crédits (FADES, Trésor) pesant lourd dans la balance.
- Un passif courant (fournisseurs et banques) frôlant les 58,8 Mtnd.
Une structure humaine plus légère
Côté effectifs, la société poursuit sa restructuration. Au 31 décembre 2025, la Siphat comptait 379 agents permanents, soit une réduction de 11% de sa masse salariale en un an.


