Le secteur immobilier en Tunisie traverse déjà une crise marquée par l’instauration de la TVA de 13% en 2018, perçue comme un fardeau financier et cause d’incertitudes pour les promoteurs et acheteurs.
Cette taxe, imposée sans possibilité de récupérer le crédit de TVA pour les projets, a fragilisé la filière, contribuant à une perte de confiance chez les acquéreurs et une hausse des prix.
En 2025, le projet de loi de finances prévoit une hausse de la TVA à 19% à partir du janvier, suscitant encore plus de vives inquiétudes parmi les promoteurs qui craignent une chute de la demande et une concentration du marché entre quelques acteurs influents.
Les coûts élevés d’acquisition et de construction sont également exacerbés par les politiques de l’Agence foncière d’habitation (AFH), accusée de spéculation foncière.
Par ailleurs, l’abandon des avantages fiscaux et la hausse des frais d’enregistrement sont des freins supplémentaires pour un marché déjà fragile, favorisant l’informel.
Des réflexions récentes suggèrent que le secteur pourrait être stabilisé avec une TVA réduite à 7% et un taux de crédit immobilier fixe, rendant l’accession à la propriété plus accessible.
Parmi les solutions proposées par les experts, c’est la formule de location-vente qui est mise en avant comme une alternative qui pourrait alléger les loyers, bien que le manque de biens locatifs freine les progrès.
Selon les experts de l’immobilier, le secteur nécessite une révision complète de sa fiscalité et un soutien public renforcé pour garantir un développement durable et freiner au moins la hausse des coûts. L’objectif est de rendre l’accès au logement plus accessible aux Tunisiens.









