Le Forum du Codéveloppement Industriel revient pour une 3e édition en Tunisie pendant deux jours, les 6 et 7 juin, à Tunis. Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie à cette occasion a mis en avant, lors de la séance inaugurale, les relations “solides” entre la Tunisie et la France. Il “s’agit d’une relation industrielle réussie”, précise-t-elle. Plus de 500 entreprises françaises opèrent en Tunisie et génèrent plus 100 000 emplois. La France se positionne comme un partenaire stratégique pour le pays dans une large palette de secteurs clés comme l’industrie textile, automobile… Effectivement, ces collaborations étroites ont un poids économique et contribuent par conséquent au développement économique et industriel du pays.
Selon la ministre, le pays enregistre à ce jour un excédent commercial avec la France, grâce à la participation active des entreprises françaises. En réalité, 30 % de ces entreprises affichent une évolution notamment en termes d’employabilité. “La moitié d’entre elles ont d’ailleurs conclu des accords de partenariat avec nombreuses universités tunisiennes, afin d’offrir des formations et accompagner des cadres dans des secteurs répondant à leurs besoins”, a-t-elle ajouté. Bien évidement, ces initiatives tendent non seulement à créer des emplois à forte valeur ajoutée, mais aussi de donner aux jeunes Tunisiens l’opportunité d’évoluer et de travailler dans leur pays. De son côté, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a évoqué l’intérêt croissants de la France pour le potentiel économique et commercial de la Tunisie et le renforcement des relations bilatérales. Elle a souligné l’un de ses points forts: sa position géographique favorisant ainsi un climat d’affaires propice.
En outre, la Tunisie est un carrefour commercial idéal pour l’exportation vers l’Europe, mais aussi vers d’autres pays africaines et arabes.
D’autre part, la ministre déclare qu’en collaboration avec le ministère des TIC, le ministère de l’Industrie travaille sur un projet d’envergure, plus précisément de digitalisation de l’industrie tunisienne. Une industrie 4.0. Sur ce, la ministre a mis le point sur l’importance d’accélérer le processus et permettre aux industrielles un accès rapide, direct et opérationnel sans besoin de se rendre à l’administration. Il n’est pas anodin que la digitalisation aujourd’hui revêt une grande priorité pour ce secteur, voire même pour d’autres. Bien évidemment de par de ses avantages, notamment de point de vue performance, agilité et compétitivité sur le marché et également de la rentabilité.
Pour rappel, selon l’APII, le tissu industriel du pays compte environ 4 754 entreprises ayant un effectif supérieur ou égal à 10 dont 2 138 sont 100% exportatrices.









