Le Kenya prévoit de procéder à un nouveau rachat d’eurobonds durant 2024, ce qui porterait le montant total de la dette rachetée cette année à environ 2,5 milliards de dollars.
En février, le gouvernement a déclaré qu’il rachèterait plus de 1,4 milliard de dollars de son eurobond de 2 milliards de dollars arrivant à échéance au cours de ce mois de juin, par le biais d’un appel d’offres lancé ce mois-là pour une nouvelle obligation, amortie en trois tranches égales en 2029, 2030 et 2031. L’émission a été souscrite, mais au taux d’intérêt de 10,37%, qui reste supérieur aux taux d’environ 8% obtenus cette année par la Côte d’Ivoire et le Bénin. Par rapport à ces deux pays, l’écart s’explique par les différences en termes de stabilité monétaire et de profils d’emprunt. À titre d’exemple, la Côte d’Ivoire bénéficie d’une monnaie plus stable grâce à sa liaison à l’euro, et ses réserves de change couvrent plus aisément ses importations.
Il reste donc, d’ici la fin du mois de juin, 557 millions de dollars supplémentaires à rembourser pour clôturer le dossier de cet eurobond. Par ailleurs, selon la Banque mondiale, Nairobi devrait être proactif dans sa gestion du passif et se concentrer sur les emprunts concessionnels pour réduire ses coûts d’intérêt et la pression d’amortissement, en particulier entre 2028 et 2031, afin d’éviter de futures pénuries de liquidités. C’est pour cette raison que le gouvernement envisage un nouveau rachat de ses obligations souveraines, ce qui porterait le rachat total en 2024 à environ 2,5 milliards de dollars. L’institution financière multilatérale a déjà approuvé, la semaine dernière, un prêt de 1,2 milliard de dollars pour le Kenya.
En outre, les autorités envisagent de gérer l’ensemble du passif financier en recourant à des instruments de durabilité, tels que les échanges de dettes et les obligations liées à la durabilité. Le Kenya est une économie attractive, avec une croissance estimée à 5% en 2024 après les 5,6% enregistrés en 2023. Ce qui est sûr, c’est que le pays n’est plus considéré à haut risque de défaut par les marchés et pourra compter sur le soutien des institutions financières internationales.









