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Cloud-Tunisie : Entre résistance au changement et révolution numérique

8 septembre 2020
Dans Business

Depuis ces deux dernières années, le cloud a vu un intérêt croissant chez les entreprises tunisiennes, notamment grâce à l’évolution du secteur IT et à la digitalisation des entreprises du secteur public, entamée par le gouvernement. Bon nombre d’entreprises, notamment les PME, ont adopté une architecture Cloud grâce à des offres et services adaptés à leurs besoins. Seulement voilà, l’adoption du Cloud ne s’est pas fait du jour au lendemain puisque cette évolution s’est accompagnée de quelques difficultés.

« La philosophie du « Cloud Computing » a débuté vers la fin des années 2000 en Tunisie. Cet intérêt pour cette technologie émergente a été initié par l’apparition progressive d’offres et de services à destination des entreprises ainsi que par l’utilisation des Datacenters situés à l’étranger » déclare Hatem Trigui, CIO du CDC et président fondateur du Club DSI. Il précise d’ailleurs que « Depuis 2012/2013, les investisseurs ont commencé à croire en l’importance du Cloud. Il faut en effet savoir qu’à cette époque, bien que la plupart des parties prenantes (clients et fournisseurs) étaient convaincues de la valeur ajoutée du Cloud, l’investissement était assez timide. La demande n’était pas assez importante et les utilisateurs n’avaient pas encore adopté ce nouveau paradigme car il n’y avait pas assez d’offres en Tunisie ».

Selon lui, l’émergence du Cloud a réellement commencé en 2014/15 avec la construction de plusieurs Datacenters d’envergure et l’implication des trois opérateurs Telco. Une infrastructure consolidée qui a permis aux intégrateurs de pouvoir investir massivement dans les compétences issues de cette technologie émergente et d’enrichir le marché.

Le Cloud, un argument indéniable pour éviter le gâchis

« Aujourd’hui, qui dit Cloud, dit mutualisation. Historiquement, depuis le début de l’informatique, le client ou l’utilisateur a toujours eu tendance à acheter (qu’il s’agisse de hard ou soft) bien au-delà de ses besoins car on ne peut en aucun cas, les estimer au détail près, pour les années à venir » a souligné Trigui.

Pour le responsable, cela s’explique par l’évolution exponentielle de nos besoins en termes d’IT. Le DSI doit constamment préparer un cahier des charges spécifique relatif à l’acquisition des équipements  informatiques pour abriter les systèmes d’information de son entreprise. En général, il a tendance à gonfler les coûts pour être à l’abri du besoin pour plusieurs années et mieux gérer la scalabilité (montée en charge) et l’extension des services.

« Il résulte de cette situation une utilisation de l’ordre  de 30 à 35% des capacités de ce matériel. En d’autres termes, il s’agit de gâchis ! Et c’est là précisément que va intervenir le Cloud qui a pour slogan, « Pay as you go ». Autrement-dit, une consommation à la carte qui s’adapte aux besoins spécifiques des utilisateurs. Il s’agit d’un nouveau concept qui tourne autour de la location et qui peut être réversible à la demande » souligne Trigui.

« Ce gâchis se traduit par un manque à gagner financier, en devise pour la plupart des cas. Le problème, c’est que l’on continue à acquérir des équipements qui sont utilisés au tiers de leur capacité » selon le spécialiste.

Il ajoute qu’en Tunisie, la révolution du Cloud a véritablement commencé il y a deux ans. Elle s’est tout de même accompagnée par une réticence.

Une résistance au changement malgré l’évolution du Cloud

Hatem Trigui estime que la résistance au changement se traduit par un manque de courage pour adopter cette technologie. Cette attitude concerne non seulement les dirigeants des entreprises, mais aussi les informaticiens et ingénieurs de bon nombre d’entreprises.

« Pour les dirigeants, leur souci principal est la sécurité. Ils ont l’impression que si les données ne restent pas au sein de leurs bâtiments, celles-ci seront perdues ou compromises. Pourtant, à y réfléchir, cette attitude n’est pas totalement fausse, car même la législation tunisienne ne nous permet pas de stocker les données sensibles d’une entité du secteur public en dehors du pays » déclare Trigui.

En effet, la sécurité d’une donnée est basée sur trois composantes principales : la disponibilité, l’intégrité et la confidentialité. « À partir de ce constat, notamment pour le dernier point, il y a un effort à faire de la part des directeurs des DSI qui est de pouvoir convaincre les dirigeants que stocker ces données dans un Datacenter soit plus sécurisant » précise le CIO.

« En tant que responsable DSI, je suis actuellement en plein projet de migration Cloud et je peux vous assurer que convaincre un responsable de la nécessité de passer au Cloud n’est pas difficile en soi » explique-t-il.

Dans une démarche patriotique, les directeurs de DSI et les fournisseurs ont convenu par exemple, d’un commun accord, de proposer aux clients des services Cloud et non de type «Hardware», afin d’éviter toutes sortes de gâchis en devises.

Pour des raisons de sécurité, il existe des audits de sécurité périodiques des systèmes d’information pour les entreprises publiques. Ces résultats obligent lors des recommandations et pour cause de risques majeurs, de créer des centres de Backup pour la mise à jour des données serveur. En revanche, pour les PME qui ne peuvent s’offrir ces systèmes extrêmement coûteux, il est nécessaire qu’elles aient recours à des services d’externalisation des sites de secours à travers le Cloud.

Pour Trigui, certains informaticiens manifestent également une réticence au changement. Elle s’explique par l’externalisation des serveurs qui peut faire basculer les compétences du côté des intégrateurs Cloud et des Data Center.

« Aujourd’hui, nous avons une pénurie d’experts DSI en général. Pour bien gérer mon système d’information, il me faut l’expertise de plusieurs sous-métiers (réseau, sécurité, administration…). Pour une PME ne pouvant s’offrir tous ces experts, il est primordial de dupliquer ces capacités ! » déplore le responsable. Selon lui, on peut résoudre ce problème car une grande partie de cette productivité est gérée par le fournisseur de services Cloud. Ces derniers disposent des moyens pour garder ces experts qui vont mutualiser leurs services afin de les rendre accessibles à plusieurs entreprises à la fois. D’où le principal intérêt d’adopter cette approche Cloud ».

Tags: cloud computingHatem Trigui
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