Il s’est éteint sur l’arène, livrant son dernier combat, se surpassant pour ne pas donner raison à la fatalité. Secret des Dieux ou signe de la Providence, Slim Chaker ministre de la Santé, est parti comme il a toujours vécu, guidé par un fort sens de l’engagement et du devoir et animé par l’action.
Il est de ces hommes qui marquent de leurs empreintes leur passage. Faisant ses débuts au CETTEX puis au Famex, où il était le fer de lance du programme de promotion des exportations. Une mission tellement réussie que l’Union européenne l’a mandaté pour la dupliquer en Jordanie. Après la révolution, il a été tour à tour ministre et conseiller de premier plan, nommé d’abord au secrétariat d’Etat au Tourisme puis au ministère de la Jeunesse et des Sports, à la Santé en passant par les Finances. Son ambition pour la Tunisie dépassait les discours pour se concrétiser en action. Il était l’acteur de plusieurs réformes courageuses au ministère des Finances pour ne citer que la loi relative aux banques et aux établissements financiers, le statut de la Banque centrale, les caisses enregistreuses…
Au ministère de la santé, à peine nommé qu’il s’est donné pour mission d’améliorer la gouvernance des structures de santé. Il n’a pu aller jusqu’au bout. La vie en a décidé autrement. « Martyr du travail », dirait-on, icône d’une valeur qui se fait de plus en plus rare mais combien impérieuse de nos jours. Slim Chaker est parti avec tous les honneurs, tout comme son grand-père feu Hédi Chaker. Qu’il repose en paix. Nos condoléances à sa famille, ses proches, ses amis et ses collègues.












