L’actif net des OPCVM a battu un nouveau record fin août 2024, atteignant 6 528,8 Mtnd. Au cours du mois dernier, les 125 fonds ont attiré 126,1 Mtnd supplémentaires, notamment dans les véhicules obligataires (115,5 Mtnd), mixtes (9,8 Mtnd) et actions (0,7 Mtnd). Depuis le début de l’année, la progression est de 867,5 Mtnd, grâce à une collecte nette de 820,4 Mtnd par les fonds obligataires.
La réussite de ces fonds provient de leur capacité à offrir un rendement supérieur à l’épargne classique, tout en offrant une option de liquidité. La hausse des taux et la succession des émissions de titres de dettes, publics et privés, ont permis à ces véhicules d’attirer une liquidité impressionnante. Bien que cela ait absorbé beaucoup de cash au détriment d’autres agents économiques, la croissance de l’épargne collective est un bon signe pour le marché financier.
Ces statistiques sont une garantie pour la réussite de la souscription de la troisième tranche de l’emprunt national. Nous pensons que le seuil du milliard de dinars serait dépassé encore une fois cette année. Même lorsque les taux commenceront à reculer, ce qui arrivera tôt ou tard, les OPCVM pourraient encore augmenter le gap de rendement par rapport aux offres bancaires. Les gestionnaires ont la lourde tâche de bien choisir leurs placements afin de convaincre les investisseurs de la durabilité de leurs performances.
Reste à préciser que ce contexte n’est pas favorable au marché primaire des titres de capital, puisque les valorisations sont mécaniquement sanctionnées. Sans être contraint par un cash out ou par un plan de restructuration, aucune entreprise ne viendrait s’introduire à court terme.









