La centrale solaire Sidi Bouzid II, d’une capacité de 120 mégawatts (MW), est au cœur du partenariat entre le groupe norvégien Scatec et Aeolus, filiale du japonais Toyota Tsusho, en Tunisie. Le projet, dont le financement a été bouclé et dont la construction a démarré en juin 2026, représente un investissement estimé à 96 millions d’euros, selon Scatec. Le groupe a réaffirmé son intérêt pour le marché tunisien lors d’une rencontre avec les autorités, le 20 octobre.
Conduite par Terje Pilskog, directeur général de Scatec, la délégation a été reçue par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, et de représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Au-delà de la centrale de Sidi Bouzid II, les discussions ont porté sur les projets solaires et éoliens en cours ou envisagés, ainsi que sur l’intégration de nouvelles technologies, notamment les systèmes de stockage de l’énergie. Le groupe a également exprimé sa volonté d’élargir ses investissements en Tunisie.
Sidi Bouzid II s’inscrit dans la stratégie de développement de Scatec et Aeolus sur le marché tunisien. Selon les données publiées par Scatec le 17 juin 2026, le projet bénéficie d’un financement estimé à 96 millions d’euros, assuré par des fonds propres et de la dette. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) figurent parmi les prêteurs, tandis que le projet bénéficie également de mécanismes européens de soutien et de garantie. Les deux partenaires détiennent chacun 50 % du projet. Scatec assure notamment les activités d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et les services d’exploitation et de maintenance. La centrale devrait produire environ 276 gigawattheures d’électricité par an et permettre d’éviter près de 107 000 tonnes d’émissions de CO₂ annuelles, selon les estimations de l’entreprise. Ces volumes donnent une idée de l’apport attendu du projet à la production électrique tunisienne.


