La Banque africaine de développement (BAD) prévoit d’accorder 20 millions de dollars de financements remboursables à quatre projets d’hydrogène vert et de ses dérivés en Égypte, au Maroc, en Namibie et en Afrique du Sud. L’objectif est de faire avancer ces projets vers le stade de préparation à l’investissement.
Le financement sera assuré par le Sustainable Energy Fund for Africa (SEFA), sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration de la BAD. Les quatre projets représentent au total près de 23 milliards de dollars d’investissements estimés. Dans le détail, Project Ra, en Égypte, porté par DAI Infrastruktur GmbH, devrait bénéficier de 3,55 millions de dollars. Au Maroc, le Guelmim Green Hydrogen Valley, porté par Nareva Holding, recevrait 5,28 millions de dollars. En Namibie, le projet Hyphen, développé par Hyphen Hydrogen Energy, est associé à un financement de 5,93 millions de dollars. Enfin, le projet Saldanha Hydrogen DRI, en Afrique du Sud, porté par Enertrag avec ArcelorMittal South Africa, bénéficierait de 5,24 millions de dollars.
Les projets ciblent plusieurs usages industriels de l’hydrogène et de ses dérivés. Ils couvrent notamment les carburants durables pour le transport maritime et l’aviation en Égypte, au Maroc et en Namibie, ainsi que la production de fer à faible empreinte carbone en Afrique du Sud. À eux quatre, ils correspondent à 20 GW de capacités solaires et éoliennes, 7 GW de capacités d’électrolyseurs et 2 950 MWh de stockage par batteries.
Au-delà du financement, le programme de la BAD vise à rendre ces projets plus bancables et à attirer davantage de capitaux privés et d’investissements étrangers. L’hydrogène vert est également présenté comme un levier pour développer les énergies renouvelables et réduire le recours aux combustibles fossiles. La BAD estime aussi que ces projets pourraient favoriser le développement industriel local, les exportations, le transfert de technologies et de compétences ainsi que la création d’emplois. Ils pourraient également contribuer à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable issue du dessalement grâce à l’utilisation des capacités renouvelables disponibles.
La sélection intervient après un appel à propositions lancé du 10 avril au 11 mai 2026. Celui-ci avait attiré 81 propositions provenant de projets implantés dans 18 pays africains, selon la BAD.









