Starlink voit son activité au Sénégal fragilisée par une décision de justice. La Cour suprême a ordonné, le 7 septembre 2026, la suspension provisoire de l’autorisation accordée à l’opérateur pour fournir des services d’accès à Internet fixe par satellite dans le pays.
Cette décision fait suite à un recours de Sonatel, une entreprise de télécommunications sénégalaise, qui conteste les conditions dans lesquelles l’autorisation de Starlink a été délivrée. La suspension est provisoire : la Cour doit encore se prononcer sur le fond du dossier. L’affaire intervient quelques mois seulement après le lancement commercial de Starlink au Sénégal, en février 2026. L’opérateur proposait alors des abonnements mensuels de 22 000 ou 30 000 FCFA, avec un terminal affiché entre 117 000 et 146 000 FCFA selon le modèle.
Le dossier suscite également des inquiétudes concernant les zones rurales et les territoires peu couverts par les réseaux terrestres. Le Front contre la cherté des coûts de connexion (F4C) s’est opposé à la suspension dans un communiqué publié le 26 septembre. Le collectif estime que les solutions satellitaires peuvent constituer une alternative pour les populations et les activités économiques éloignées des infrastructures classiques.
Le F4C met notamment en avant le projet de l’État sénégalais d’acquérir 5 000 kits Starlink destinés notamment aux zones blanches, aux écoles, aux collectivités territoriales et aux réseaux Wi-Fi communautaires. Le marché sénégalais de l’Internet par satellite n’est toutefois pas limité à Starlink. Sonatel avait lancé ses propres offres satellitaires en décembre 2025, en partenariat avec Eutelsat/Konnect.
Au moment de la rédaction, le site de Starlink permet toujours de consulter et de souscrire aux offres destinées au Sénégal. La suspension judiciaire reste néanmoins en vigueur dans l’attente de la décision définitive de la Cour suprême.









