La Tunisie remet sur la table la question des fonds détournés et transférés illicitement à l’étranger. À Genève, elle a appelé à renforcer la coopération entre les États afin de permettre aux pays en développement de récupérer ces avoirs et de les réorienter vers des projets de développement, plutôt que de recourir davantage à l’endettement.
Cette position a été réaffirmée par la mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations unies à Genève, en marge de la 73e session du Conseil du commerce et du développement de la CNUCED, tenue du 14 au 25 septembre 2026 à Genève. La présence de cette session est confirmée par la CNUCED. Dans une déclaration à la TAP, Ramzi Louati, chargé d’affaires par intérim de la mission tunisienne à Genève, a insisté sur la nécessité d’une coopération effective entre les États concernés pour faciliter la récupération des avoirs détournés. Son statut de chargé d’affaires de la mission permanente tunisienne est également confirmé par l’Office des Nations unies à Genève.
L’enjeu est aussi économique : selon la position présentée par la Tunisie, la restitution de ces fonds permettrait aux pays concernés de financer des projets destinés à leurs populations, notamment dans la lutte contre la pauvreté, sans alourdir davantage leur recours à l’endettement. Tunis demande également que les pays où sont détenus ces avoirs ne s’appuient pas sur des obstacles procéduraux, judiciaires ou juridiques pour retarder leur restitution. La mission tunisienne estime que ces blocages compliquent l’exercice du droit des États concernés à récupérer leurs ressources.
Au-delà de la question des avoirs détournés, la Tunisie a défendu à Genève une réforme du système financier international, avec l’objectif de le rendre plus équitable et inclusif. Cette revendication est notamment liée aux difficultés d’endettement auxquelles sont confrontées de nombreuses économies en développement. La Tunisie a, dans ce cadre, renouvelé son soutien à l’adoption d’un instrument international juridiquement contraignant sur le droit au développement, ainsi qu’au renforcement de la coopération et de la solidarité internationales.









