Les jours du smartphone à bas prix, vendus à moins de 100 dollars, seraient comptés. En Tunisie, ce prix permet d’offrir un appareil de milieu de gamme.
Depuis le deuxième trimestre 2026, le nombre de ces smartphones ne cesse de reculer. À l’origine de cette tendance se trouve une forte tension sur la chaîne d’approvisionnement, avec la flambée des prix des cartes mémoires, très demandées par l’intelligence artificielle (IA).
Avec l’explosion mondiale des infrastructures d’IA, des centres de données et des serveurs de calcul, la demande en composants de haute performance a atteint des sommets historiques. Face à cette demande, les fabricants de puces et de semi-conducteurs ont naturellement réorienté leurs lignes de production. Ils privilégient désormais les produits à plus forte valeur ajoutée. Cette stratégie a mécaniquement comprimé les stocks de composants destinés à l’entrée de gamme, provoquant une envolée des coûts de production.
Cette restructuration globale du marché n’est pas sans conséquence pour les consommateurs tunisiens. Dans un contexte marqué par la cherté de la vie et la pression sur le pouvoir d’achat, l’impact se fera directement ressentir sur les étiquettes. Les appareils d’entrée de gamme se raréfient, entraînant un glissement de la grille tarifaire vers le haut. Pour les utilisateurs dont les appareils arrivent en fin de course, l’attentisme risque de coûter cher. Si vous avez les moyens, il est vivement conseillé de ne pas tarder à changer de téléphone. Les avis sont unanimes sur le fait que les prix ne baisseront pas dans les années à venir.









