Un mémorandum d’entente entre l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) et le Centre arabe d’études des zones arides et des terres sèches (ACSAD) a été signé lundi 7 septembre, dans l’objectif de bâtir une coopération arabe plus structurée autour de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans le secteur agricole. Le texte s’adresse en priorité aux jeunes qui portent des projets ou des idées à fort potentiel dans ce domaine.
Sur le terrain, l’accord ouvre la voie à des échanges de savoir-faire technique entre pays signataires, à des cycles de formation communs et à un soutien renforcé aux jeunes pousses agricoles. Les pépinières d’entreprises du monde arabe seront par ailleurs connectées entre elles, pour capitaliser sur les expériences respectives de chaque pays.
Le modèle tunisien des incubateurs mis en avant
Cet accord doit permettre de fédérer les compétences arabes autour d’un dispositif de soutien plus complet à l’entrepreneuriat agricole. Les incubateurs tunisiens sont, par exemple, capables de prendre en charge un porteur de projet, souvent jeune diplômé, du stade de l’idée jusqu’au lancement effectif de son activité. Du côté de l’ACSAD, l’idée est de traduire rapidement le mémorandum en actions concrètes, en dotant les projets sélectionnés des moyens scientifiques et techniques nécessaires pour devenir des activités productives, au service de la sécurité alimentaire et hydrique régionale.
Pour les jeunes porteurs de projets agricoles tunisiens, cet accord élargit l’accès à un réseau régional d’expertise et de financement potentiel, au-delà du seul écosystème national. Les incubateurs tunisiens, une référence dans le monde arabe, gagnent une vitrine supplémentaire pour attirer partenariats et co-investissements avec d’autres pays engagés sur l’agritech.


