New York City impose, pour un an, un moratoire sur l’utilisation directe de l’IA générative par les élèves jusqu’à la 8th grade, soit environ 13-14 ans. La mesure concerne près de 600 000 élèves du plus grand système scolaire public des États-Unis et s’appliquera durant l’année scolaire 2026-2027.
L’objectif n’est pas de bannir l’intelligence artificielle de l’école, mais d’éviter que les plus jeunes prennent l’habitude de déléguer immédiatement leurs recherches, leurs réponses ou leur réflexion à une machine. La ville veut ainsi privilégier le développement de compétences comme le raisonnement, la créativité, la résolution de problèmes et l’apprentissage par l’erreur.
Le dispositif change toutefois au lycée. Les élèves bénéficieront de cours consacrés au fonctionnement de l’IA, à ses biais, à ses limites, à la protection des données et à ses risques. Jusqu’à 50 000 lycéens pourront également participer à cinq programmes pilotes utilisant des outils d’IA sélectionnés et encadrés par leurs enseignants.
New York accompagne cette mesure d’une politique visant à réduire le temps d’écran individuel. La ville recommande jusqu’à 30 minutes par jour pour les élèves de la 3e à la 5e année et 45 minutes pour ceux de la 6e à la 8e année. Le moratoire sera évalué au terme de cette première année. La ville devra ensuite décider de le maintenir, de le modifier ou de l’abandonner. Le message est donc moins un rejet de l’IA qu’une volonté de maîtriser son introduction : former d’abord les capacités humaines, puis apprendre à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil plutôt que comme un substitut à la réflexion.









