Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé, jeudi, à Tunis, l’étude d’un projet pilote inédit: une centrale photovoltaïque flottante sur le barrage de Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja.
Portée par le partenariat «TECH-EAU» entre le ministère, la FAO et le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (MEDREC), l’étude vise à coupler deux objectifs: limiter l’évaporation qui frappe durement les barrages et lacs collinaires du pays, et générer de l’électricité verte. Les panneaux flottants permettraient, en effet, de freiner nettement le phénomène d’évaporation à la surface des retenues, un enjeu de taille alors que la Tunisie multiplie les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême.
Un site pilote avant généralisation
Mis en service en 2000 sur l’oued Ziatine, Sidi El Barrak compte parmi les plus grands réservoirs du pays et alimente l’irrigation régionale. L’expérience doit permettre d’évaluer la viabilité technique, environnementale et économique de la technologie dans les conditions climatiques locales, avant une éventuelle extension à d’autres barrages tunisiens.
Ce type de dispositif hybride eau-énergie ouvre une niche pour les acteurs tunisiens des renouvelables et de l’ingénierie hydraulique, à mesure que l’État cherche des partenaires techniques pour industrialiser le concept sur d’autres infrastructures du pays.


