L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.
Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.
Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.
Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.
L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.









