La protection de l’environnement s’impose comme l’une des priorités de la saison touristique 2026. Pour améliorer la qualité des destinations et préserver leur attractivité, l’État mobilise plus de 8,4 millions de dinars en faveur de la propreté, de l’entretien des espaces touristiques et du nettoyage des plages.
Ces mesures ont été annoncées lors de la réunion interministérielle de suivi de l’activité touristique, présidée mercredi par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya.
Le Fonds de protection des zones touristiques financera 6,75 millions de dinars destinés aux projets d’aménagement et à l’acquisition de nouveaux équipements de nettoyage. En parallèle, 1,675 million de dinars seront répartis entre 20 municipalités touristiques afin de renforcer les opérations de propreté dans les zones et circuits les plus fréquentés durant l’été. Le gouvernement participera également au financement du programme de nettoyage mécanique des plages, en prenant en charge 60% de son coût, dans l’objectif de maintenir des plages propres pendant toute la haute saison.
Au-delà de l’accueil des visiteurs, ces investissements traduisent une volonté de faire de la qualité environnementale un facteur de compétitivité pour la destination Tunisie. Les travaux du comité ont également porté sur les questions d’approvisionnement, de transport, d’hygiène, de sécurité, d’animation culturelle et de coordination entre les différents ministères afin d’assurer le bon déroulement de la saison estivale.
Les autorités ont, par ailleurs, examiné les difficultés rencontrées sur le terrain afin d’anticiper les risques et d’éviter qu’ils ne se reproduisent lors des prochaines saisons.
4 000 contrôles pour garantir la qualité des services
L’effort porte également sur le contrôle. Depuis le début de l’année, près de 4 000 opérations d’inspection ont été menées dans les hôtels, restaurants touristiques et agences de voyages.
Ces contrôles ont concerné la qualité des prestations, la transparence des pratiques commerciales, les normes d’hygiène et de sécurité, les piscines, les centres de balnéothérapie, les excursions ainsi que l’état de l’environnement touristique.
À travers ces investissements et ce renforcement des contrôles, les autorités cherchent à inscrire la durabilité environnementale parmi les piliers de la compétitivité du tourisme tunisien, dans un contexte où les critères ESG prennent une place croissante dans les choix des voyageurs comme des investisseurs.









