Quand l’électricité disparaît à la maison, dans un commerce ou dans une usine, le problème ne se limite plus à quelques heures sans courant. Pour les Tunisiens, ces coupures deviennent une réalité du quotidien, avec des conséquences qui dépassent le simple inconfort. Elles touchent aussi l’activité économique et commencent à inquiéter les entreprises.
L’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) alerte sur l’impact des interruptions répétées et non programmées de l’électricité. Pour les opérateurs économiques, chaque coupure peut entraîner des pertes difficiles à rattraper et perturber une chaîne de production déjà soumise à plusieurs contraintes.
Dans les usines, une interruption brutale peut arrêter les machines, ralentir la production ou provoquer des dommages sur certains équipements. Dans les secteurs qui dépendent du froid, comme l’agroalimentaire, quelques heures sans alimentation peuvent entraîner la perte de matières premières ou de produits finis.
Les petites entreprises, les artisans et les commerçants ne sont pas épargnés. Une coupure peut empêcher une activité de fonctionner normalement, retarder une commande ou compliquer une relation avec un client.
Pour les entreprises tournées vers l’export, l’enjeu est encore plus important. Dans un environnement où les délais de livraison sont un critère essentiel, une production perturbée peut fragiliser la confiance des partenaires étrangers.
L’ONE estime que cette situation pose une question plus large sur la capacité du pays à garantir un environnement stable pour l’investissement et la production. L’énergie devient ainsi un facteur qui influence directement la compétitivité des entreprises tunisiennes.
Face à ces difficultés, l’organisation annonce un accompagnement juridique pour les entreprises touchées. Elle appelle les entrepreneurs, commerçants et artisans à conserver les preuves des pertes enregistrées, qu’il s’agisse de factures de réparation, de dommages matériels ou de pertes de marchandises.
Mais au-delà des démarches liées aux préjudices, l’ONE appelle à une réflexion de fond sur la gestion énergétique du pays. Pour les acteurs économiques, il ne suffit plus d’intervenir après chaque incident. Il faut renforcer l’anticipation et trouver des solutions durables.
L’organisation met notamment en avant l’importance d’accélérer les projets d’énergies renouvelables et de faciliter l’autoproduction pour les entreprises. L’objectif est de permettre aux acteurs économiques de réduire leur dépendance au réseau et de mieux sécuriser leur activité.
La question énergétique dépasse désormais le secteur de l’électricité. Elle touche directement le quotidien des citoyens, la capacité des entreprises à produire et l’attractivité économique du pays.
Pour les entrepreneurs, la priorité est aujourd’hui de retrouver plus de visibilité et de stabilité afin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions.









