Les investissements publics en Tunisie atteignent 6,5 milliards de dinars en 2026, contre 4,7 milliards de dinars en 2023, soit une hausse d’environ 38% sur quatre ans. Cette progression a été mise en avant lors d’un conseil ministériel tenu samedi 20 juin 2026 au Palais de La Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, consacré au suivi des projets de développement dans toutes les régions du pays.
Les secteurs concernés couvrent notamment les infrastructures, la santé, le transport, l’éducation, les énergies renouvelables, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et les technologies. Le gouvernement souligne que l’enjeu ne réside plus uniquement dans la disponibilité des financements, mais dans la capacité à accélérer la mise en œuvre des projets et à réduire les retards liés à des obstacles administratifs, techniques ou fonciers. Les gouverneurs et responsables régionaux sont appelés à renforcer le suivi de terrain et à intervenir rapidement pour débloquer les chantiers.
Dans ce cadre, une série de mesures a été adoptée. Toutes les structures publiques devront intégrer leurs projets dans une plateforme nationale de suivi, régulièrement mise à jour. Un système d’alerte précoce sera développé afin d’identifier les risques de retard à partir d’indicateurs liés à l’avancement des travaux, aux marchés publics, à la situation foncière et à la consommation des budgets.
L’exécutif prévoit également de rendre les procédures de passation des marchés publics plus rapides pour les grands projets, tout en maintenant les règles de transparence et de bonne gouvernance. Le gouvernement veut aussi renforcer la sélection et le contrôle des entreprises chargées des travaux, sur la base de leur capacité technique, financière et de leurs performances passées.
Ces décisions s’inscrivent dans la préparation du Plan de développement 2026-2030. L’objectif affiché est de garantir une meilleure exécution des investissements publics afin d’améliorer les infrastructures, renforcer les services de base, réduire les disparités régionales et soutenir la création d’emplois.


