Le gouvernement a annoncé un programme d’urgence de 81 projets destiné à sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026, avec notamment le forage de 38 nouveaux puits profonds, la rénovation de 26 stations de pompage et le renforcement des réseaux de distribution dans plusieurs régions du pays.
Ces mesures ont été examinées lors d’un conseil ministériel restreint consacré à la gestion de l’eau, présidé mardi 9 juin par la cheffe du gouvernement. La réunion a porté sur l’état des ressources hydriques, les réserves des barrages et le plan de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable pour la saison estivale.
Le programme d’urgence comprend 35 projets déjà en cours pour un coût de 58 millions de dinars. Il prévoit également des interventions sur les systèmes hydrauliques dans plusieurs gouvernorats afin de réduire les risques de perturbation de l’approvisionnement durant les mois de forte consommation.
Parallèlement, les autorités ont décidé d’accélérer la réalisation de 187 systèmes d’alimentation en eau destinés à près de 248.000 habitants, pour un investissement global de 147 millions de dinars. Parmi les actions prévues figurent l’amélioration de 74 systèmes existants, la remise en service de 38 autres, la mise en exploitation de six nouveaux puits profonds dans les régions du Centre et du Sud ainsi que le remplacement de dix puits dans plusieurs gouvernorats.
Pour les zones difficiles d’accès, notamment en milieu montagneux, 20 camions-citernes supplémentaires seront mobilisés afin d’assurer la continuité du service.
Au-delà des mesures immédiates, le gouvernement a présenté les grandes orientations de sa stratégie de l’eau à l’horizon 2050. Celle-ci prévoit 43 programmes, 1.200 actions et plus de 74 milliards de dinars d’investissements entre les infrastructures hydrauliques, l’amélioration des réseaux, la réutilisation des eaux non conventionnelles et le recours accru aux énergies renouvelables.
Parmi les nouveautés annoncées figurent l’installation progressive de compteurs intelligents, le déploiement de systèmes numériques de détection des fuites, la création d’une plateforme digitale pour la gestion des autorisations liées aux ressources en eau et l’obligation pour les promoteurs immobiliers d’intégrer des dispositifs de collecte des eaux de pluie dans les nouvelles constructions.
Le conseil ministériel a également confirmé la poursuite du transfert de la gestion de certains systèmes d’alimentation en eau ruraux vers la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), avec pour objectif d’améliorer la pérennité des investissements et la qualité du service.
Concernant l’agriculture, les autorités ont insisté sur la nécessité de rationaliser l’utilisation de l’eau d’irrigation afin de préserver les ressources disponibles et d’assurer le bon déroulement de la prochaine campagne agricole.









