Les prix dans les restaurants et hôtels poursuivent leur hausse en Tunisie, confirmant une pression persistante sur un secteur stratégique pour les entreprises, notamment celles liées au tourisme, à la restauration et aux services. En mai 2026, ces tarifs ont augmenté de 0,6% sur un mois, selon l’Institut national de la statistique (INS Tunisie), principalement sous l’effet de la hausse des services d’hébergement (+3,5%). Sur un an, la progression atteint 6,3%, un niveau qui continue d’impacter les coûts opérationnels des acteurs du secteur.
Dans l’ensemble, l’inflation en Tunisie s’est stabilisée à 5,5% en mai 2026, un niveau qui reste élevé et significatif pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts de production, des matières premières et des services.
Alimentation
Le groupe alimentaire demeure le principal moteur de l’inflation avec une hausse annuelle de 8,2%, ce qui pèse directement sur les chaînes de valeur, notamment dans la restauration, l’hôtellerie et la distribution. Les augmentations les plus marquées concernent la viande ovine (+21,8%), la volaille (+15,6%), la viande bovine (+14,1%), ainsi que les légumes frais (+12,2%), le poisson (+11,9%) et les fruits (+11,6%). Ces évolutions traduisent une pression continue sur les coûts d’approvisionnement. Sur un mois, les prix alimentaires progressent de 0,4%, avec une hausse notable de la viande (+4,2%), malgré des baisses sur certains produits comme les œufs (-7%), les fruits frais (-2,9%) et les légumes (-1,3%).
Produits manufacturés et services
Les produits manufacturés enregistrent une hausse annuelle de 4,6%, portée par l’habillement et les chaussures (+9,1%) ainsi que les produits d’entretien du foyer (+4,6%). Les services affichent une progression de 4,2% sur un an, avec un point d’attention majeur pour les entreprises du tourisme et de l’hébergement, où les prix augmentent de 15,9%, un rythme nettement supérieur à la moyenne des services. L’évolution des prix reste dominée par deux pôles principaux : l’alimentaire et les services, tandis que les produits manufacturés contribuent de manière plus modérée.









