La cheffe du gouvernement a présidé un conseil ministériel restreint, le 15 avril, consacré à l’avancement de la stratégie nationale visant à développer les filières agricoles, avec un objectif central: renforcer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance aux marchés internationaux.

La cheffe du gouvernement considère désormais l’agriculture comme un pilier de la sécurité nationale. Le secteur représente près de 10 % du PIB, 13 % des exportations et 14 % de l’emploi en Tunisie, tout en constituant la principale source de revenus pour environ 70 % des populations rurales. Dans ce cadre, le gouvernement a réaffirmé une orientation stratégique fondée sur la souveraineté alimentaire et hydrique. Cela passe par la modernisation des systèmes de production, le recours à une agriculture intelligente et économe en eau, ainsi que par le renforcement des capacités de stockage pour limiter l’impact des fluctuations internationales. Le ministre de l’Agriculture a présenté un bilan du secteur entre 2021 et 2025, ainsi que la vision pour la période 2026-2030. Cette stratégie repose sur une agriculture durable, inclusive et orientée vers la compétitivité, avec un accent sur la gestion des ressources naturelles, l’amélioration de la productivité et le soutien aux petits agriculteurs.
Plusieurs filières clés ont été examinées:
Les céréales: l’État prévoit d’augmenter les rendements, de renforcer les capacités de stockage et d’encourager l’utilisation de semences tunisiennes afin d’atteindre une plus grande autosuffisance, notamment en blé dur.
L’huile d’olive: priorité à l’amélioration de la productivité, au soutien des petits producteurs, et à la valorisation des exportations, notamment via le conditionnement à plus forte valeur ajoutée.
L’élevage et les produits laitiers: un programme de reconstitution du cheptel national est accéléré, avec un objectif d’amélioration de la production et de couverture des besoins alimentaires du bétail.
Les fourrages: diversification des ressources, amélioration de la qualité et recours aux ressources hydriques non conventionnelles pour sécuriser l’alimentation du bétail.


