Selon les données compilées par Condia et TechCabal Insights, les startups africaines ont mobilisé 705 millions de dollars au cours du premier trimestre 2026, répartis sur 59 opérations menées dans 14 pays. Cela représente une progression de 26,5% par rapport à la même période en 2025.
L’Égypte arrive en tête avec 190 millions de dollars levés, confirmant sa place de marché le plus dynamique du continent. L’Afrique du Sud suit avec 157 millions de dollars. Le Kenya a attiré 94 millions de dollars. Le Nigeria, malgré un environnement macroéconomique difficile, a obtenu 78 millions de dollars. Enfin, le Maroc complète le top 5 avec 48 millions de dollars.
La fintech demeure le secteur phare, avec 221 millions de dollars collectés, soit près d’un tiers du total des investissements. L’expansion des infrastructures de paiement numérique et des plateformes de crédit continue d’attirer les investisseurs, alors que l’inclusion financière gagne du terrain sur le continent. Le secteur de l’énergie a levé 141 millions de dollars, signe d’une confiance durable dans la transition énergétique africaine. Les fonds sont dirigés vers des projets de mini-réseaux solaires, de stockage hors réseau et d’infrastructures associées, soulignant les opportunités pour remédier aux déficits énergétiques persistants. La logistique n’est pas en reste, avec 149 millions de dollars investis, reflétant l’intérêt croissant des investisseurs pour la modernisation des chaînes d’approvisionnement et les solutions de livraison du dernier kilomètre.
Parmi les faits marquants du trimestre, on note l’émergence d’investisseurs japonais, qui apportent une nouvelle dynamique à des flux de capitaux historiquement dominés par les États-Unis et l’Europe. Par ailleurs, le financement par dette a gagné du terrain sur plusieurs marchés, dépassant parfois le financement par actions. Cette évolution traduit une maturation du secteur financier. Les fondateurs se tournent de plus en plus vers des instruments non dilutifs pour financer leurs besoins en fonds de roulement et leur croissance, sans céder de capital.









