Le pacte de compétitivité dédié au secteur des industries électroniques à l’horizon 2030 vient d’être signé. L’objectif est clair: accélérer la montée en puissance du secteur et le positionner comme un moteur majeur de croissance, d’innovation et d’emplois qualifiés. Ce pacte vise à faire de la Tunisie un pôle régional des technologies électroniques, en renforçant la production locale, les exportations et l’attractivité pour les investissements étrangers. Le texte fixe des objectifs précis pour les prochaines années. Il prévoit d’abord le doublement des exportations du secteur pour atteindre 7 milliards de dinars. Il ambitionne également d’attirer entre 300 et 350 millions d’euros d’investissements étrangers, tout en créant environ 30 000 nouveaux emplois, ce qui porterait le total à plus de 100 000 emplois dans la filière. Le pacte vise aussi à renforcer l’intégration locale, avec un objectif de 55% contre 35% en 2025. Sur le plan de l’innovation, il prévoit de faire passer les investissements en recherche et développement à 3% du chiffre d’affaires, contre 1% actuellement. Enfin, la part de l’investissement industriel devrait atteindre 20% contre 15% en 2025.
Un virage vers les technologies avancées
Le pacte met l’accent sur les industries à forte valeur ajoutée, notamment : les composants électroniques, les télécommunications, les équipements médicaux, l’automobile et les technologies liées à l’industrie 4.0. Il prévoit aussi des projets structurants, dont :
- la création de deux unités de production de composants électroniques avancés
- l’ouverture de quatre centres de recherche et développement spécialisés
- la mise en place d’un centre national de conception des systèmes embarqués
Parmi les axes prioritaires figurent également les semi-conducteurs, l’électronique automobile et les technologies de l’Internet des objets (IoT).
Le pacte repose sur six priorités : innovation et recherche, soutien à l’emploi qualifié, simplification des procédures, amélioration de la logistique et des infrastructures, renforcement de la compétitivité et intégration des critères environnementaux et de gouvernance (ESG). Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la souveraineté industrielle de la Tunisie et à attirer davantage d’investissements technologiques.


