Un vent de soulagement souffle sur les places financières mondiales. L’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran, accompagnée de la réouverture du détroit d’Ormuz, a suffi à redonner des couleurs à des marchés qui attendaient, depuis des semaines, une éclaircie diplomatique. Donald Trump d’un côté, le ministre iranien des Affaires étrangères de l’autre: les deux hommes ont confirmé la trêve, et les investisseurs n’ont pas attendu davantage pour réagir.
En Asie, la journée de mercredi s’est transformée en véritable fête boursière. Tokyo a bondi de plus de 5%, Séoul de près de 7%, du jamais-vu depuis longtemps pour le Kospi. Hong Kong, Sydney, Taipei: partout, les indices ont clôturé largement dans le vert. Une euphorie compréhensible, tant la fermeture du détroit avait pesé sur les anticipations économiques de toute la région.
Du côté européen, l’ambiance s’annonce tout aussi festive à l’ouverture. Francfort pourrait gagner jusqu’à 5%, Paris dépasser 1,5%, Londres suivre le mouvement. Les contrats à terme ne laissent guère de place au doute: le rebond est là, bien réel.
Reste la question du pétrole. Après avoir frôlé les 110 dollars le baril, un niveau qui commençait sérieusement à inquiéter, le Brent redescend autour de 93 dollars, soit une chute d’environ 15%. Le WTI suit la même trajectoire, aux alentours de 95 dollars. Le gaz européen, lui, recule de 20%, repassant sous des seuils qui avaient récemment fait frémir les capitales du continent.
Une accalmie, donc. Fragile peut-être, mais pour l’heure, les marchés respirent.


