Ces chiffres ont été présentés jeudi 2 avril 2026 devant la commission parlementaire du Tourisme, lors d’une audition de la Fédération tunisienne des hôtels.

164 hôtels classifiés ont fermé leurs portes. Le parc hôtelier tunisien est passé de 235 000 à 175 000 lits. Près d’un tiers de la capacité nationale a disparu. Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter.
Les raisons sont connues. La première: le manque de personnel qualifié. Les centres de formation existent, mais leurs programmes ne collent pas aux besoins réels des hôtels. Quant aux professionnels expérimentés, beaucoup sont partis. L’étranger offre de meilleures conditions. La Tunisie les forme, d’autres pays en profitent.
La deuxième: le transport aérien. La compagnie nationale traverse une crise sérieuse. Les liaisons manquent. Les tarifs restent élevés. Résultat: les touristes choisissent d’autres destinations, plus accessibles, mieux desservies. Les hôteliers demandent l’ouverture du ciel tunisien à des compagnies étrangères. Au moins à titre provisoire.
Au-delà de ces deux chantiers urgents, les professionnels ont listé d’autres besoins concrets: numériser les services touristiques, faciliter l’accès au crédit bancaire et remettre en état les zones touristiques.


