En Afrique subsaharienne, des millions de personnes dépendent du réseau mobile pour accéder aux soins, à l’éducation et aux services financiers. Pourtant, les infrastructures télécom souffrent de coupures fréquentes. La cause principale: l’absence ou l’instabilité du réseau électrique.
Une décision concrète
L’IFC, la branche du secteur privé du Groupe Banque mondiale, vient d’agir. Elle investit 45 millions de dollars dans IPT PowerTech, une société spécialisée dans les services énergétiques pour les télécommunications. L’annonce a été faite le 23 mars 2026. Trois pays sont ciblés : l’Éthiopie, le Liberia et la Sierra Leone.
Ce que couvre cet investissement
Le financement porte sur 2 235 sites télécoms. Ces sites seront modernisés, exploités et maintenus. Près de 90 % d’entre eux se trouvent hors réseau électrique national — ou dans des zones où l’alimentation est instable. Des panneaux solaires et des batteries remplaceront ou réduiront les groupes diesel encore très utilisés.
Pourquoi c’est important
Le diesel coûte cher. Il pollue. Et il crée une dépendance logistique lourde pour les opérateurs. Avec le solaire, les économies attendues sont significatives :
- 52 % de réduction des coûts d’électricité en Éthiopie
- 30 % au Liberia
- 26 % en Sierra Leone
Moins de pannes signifie aussi un réseau mobile plus fiable. Écoles, centres de santé, petits commerces et ménages bénéficieront directement d’une meilleure connexion.









