Le rapport IQAir 2025 vient de paraître. Il a analysé 9 446 villes dans 143 pays. Son verdict est simple: la situation se dégrade. Aujourd’hui, 86% des villes du monde ont un air jugé dangereux pour la santé.
L’indicateur utilisé est le taux de PM2,5, des particules si fines qu’elles traversent les poumons et passent directement dans le sang. Elles causent des maladies respiratoires, cardiovasculaires, et des cancers. L’OMS fixe la limite à 5 µg/m³ par an. La plupart des pays sont très loin de ce seuil.
Qui respire vraiment bien?
Treize pays seulement passent le test. La plupart sont des îles, loin des usines et des grandes villes. On y trouve l’Islande, l’Estonie, Andorre, l’Australie, le Panama, la Barbade, la Grenade, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, La Réunion, les Bermudes, Porto Rico et les îles Vierges américaines.
En Europe continentale, seuls Andorre et l’Estonie sont dans la liste. La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni n’y figurent pas.
Les plus pollués: l’Asie du Sud en tête
La ville la plus polluée du monde est Loni, en Inde. Elle affiche 112,5 µg/m³ en moyenne annuelle, soit 22 fois la limite fixée par l’OMS. Et la situation s’est encore aggravée de 23% en un an.
Les cinq pays les plus pollués sont le Pakistan, le Bangladesh, le Tadjikistan, le Tchad et la République démocratique du Congo.
Pourquoi ça empire?
Deux causes principales dominent en 2025: les incendies de forêt — 2025 a été l’année la plus destructrice jamais enregistrée en Europe — et la combustion continue de carburants fossiles. Les poussières sahariennes et les émissions agricoles aggravent encore le tableau.
Il y a aussi un problème de mesure. En mars 2025, les États-Unis ont supprimé leur programme mondial de surveillance de la qualité de l’air. Résultat: dans 44 pays, le suivi a été affaibli. Six pays n’ont désormais aucune donnée fiable.


