Lors d’une interview donnée le 8 février à la presse algérienne, le président Abdelmadjid Tebboune a confirmé l’octroi d’un prêt de plus de 3 milliards de dollars par la Banque africaine de développement (BAD) pour financer la ligne Laghouat-Ghardaïa-El Menia. La durée de remboursement de cette facilité financière s’étendra sur 13 ans. Ce tronçon de 495 km marque le début d’un projet “assez ambitieux”. Un corridor ferroviaire transsaharien qui reliera Alger à Tamanrasset sur 2 000 km, avec un futur raccordement vers le Niger. L’objectif? Désenclaver le Sud, faciliter le transport des ressources minières et offrir une nouvelle voie logistique stratégique aux pays du Sahel.
Dans ce cadre, l’Algérie prévoit de doubler son réseau existant pour atteindre 10 000 km d’ici 2030, avant de viser 15 000 km à plus long terme, selon l’agence Ecofin. Parallèlement, le pays a récemment lancé les tests techniques sur la ligne de Gara Djebilet, longue de 950 km, dédiée au transport de minerai de fer et de fret divers, tout en contribuant au développement des localités de l’Ouest.
Avec ce corridor, l’Algérie ne se contente pas de relier le Nord au Sud, elle ouvre un couloir stratégique au cœur du Sahara, prêt à transformer le transport et l’économie du pays.

