Le gouvernorat de Sidi Bouzid s’est imposé comme la surprise économique de l’année 2025. En se hissant au sommet du classement national avec 1 013,9 Mtnd d’investissements déclarés, la région ne se contente plus de suivre le mouvement: elle mène la danse; devançant des pôles historiques tels que Tunis (698,2 Mtnd) ou Gabès (696,4 Mtnd).
Pourquoi un tel bond en avant?
Ce succès n’est pas un coup de chance, mais le signe d’un vrai rééquilibrage du territoire. En 2025, les zones de développement régional ont capté 54% de l’enveloppe nationale. Pour Sidi Bouzid, le secret de cette attractivité réside dans un mot d’ordre: l’énergie verte.
Le moteur des renouvelables: la région est devenue l’épicentre de projets d’envergure nationale (PIN). À titre de comparaison, le secteur des énergies renouvelables a mobilisé plus de 1,6 milliard de dinars pour seulement cinq projets majeurs à travers le pays.
Un ancrage stratégique: au sein du District 4 (avec Gafsa, Sfax et Tozeur), Sidi Bouzid porte une dynamique de groupe qui pèse désormais pour plus d’un quart des investissements totaux de la Tunisie.
Ce qu’il faut retenir
Au-delà des chiffres, c’est le visage de l’intérieur du pays qui change. Sidi Bouzid prouve que la transition énergétique peut être un formidable levier pour transformer des régions agricoles en pôles industriels stratégiques. Ce flux massif de capitaux témoigne d’une confiance retrouvée des investisseurs pour des projets structurants loin des côtes.


