À mesure que les pressions environnementales s’accentuent autour du bassin méditerranéen, le projet Seacure financé par l’Union européenne apporte une réponse concrète et innovante. Pendant 4 ans, le programme financé par Horizon Europe déploie et met à l’échelle des solutions destinées à prévenir, réduire et remédier à la pollution des sols et des eaux provoquée par les nutriments. La Tunisie fait partie des pays éligibles à un appel à candidatures ouvert jusqu’au 28 février 2026 (17h00, Europe centrale) et qui offre aux autorités publiques régionales une occasion rare de renforcer leurs capacités et d’adopter des stratégies durables et des technologies innovantes.
Le programme s’inscrit dans le cadre des activités du Centre régional d’activités pour la consommation et la production durables (MedWaves), partenaire stratégique du Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (Citet).
Face à des défis croissants liés à la qualité de l’eau, à l’agriculture intensive et à l’efficacité des systèmes de traitement, Seacure propose une approche intégrée multidisciplinaire et territoriale. Il ne s’agit pas de multiplier les outils isolés mais de combiner des solutions éprouvées pour les transformer en stratégies opérationnelles adaptées aux réalités locales. D’ailleurs, la vidéo officielle du projet illustre bien cette ambition en moins de 3 mn et esquisse une vision qui dépasse le cadre des essais expérimentaux. Elle imagine une Méditerranée où la gestion des nutriments devient collective, technologique et durable.
L’appel à candidatures Seacure ne se limite pas à un financement. Chaque projet retenu peut recevoir jusqu’à 100 000 euros et bénéficier d’une assistance technique sur 18 mois afin d’accompagner les régions dans la structuration de leurs initiatives, la mobilisation des parties prenantes et l’élaboration de plans d’action robustes. Le projet s’appuie sur une collaboration étroite avec les acteurs régionaux et locaux. Les candidats sont principalement des autorités publiques régionales, mais l’appel s’adresse de fait à un écosystème large comprenant les policymakers, les agents publics, les services d’appui, les entreprises de l’eau, les gestionnaires de ressources, les agriculteurs et même les citoyens engagés dans la transition environnementale. Dès le départ, ces acteurs sont réunis autour de la table pour aligner les solutions sur les besoins locaux, favoriser l’échange de connaissances et encourager un impact concret sur le terrain bien au-delà du cercle scientifique.
Les municipalités, autorités régionales, conseils provinciaux, délégations, agences environnementales et services de gestion de l’eau sont les acteurs éligibles pour participer à l’appel. Ils peuvent postuler individuellement ou en consortium.
Les 7 autorités publiques sélectionnées auront pour mission d’évaluer la faisabilité et la reproductibilité des solutions dans leurs territoires, de renforcer les capacités des acteurs régionaux et locaux et de développer les plans stratégiques les politiques et les mécanismes nécessaires pour permettre la mise en œuvre et le déploiement à plus grande échelle.
La date limite de l’appel est fixée au 28 février 2026 à 17h00 (heure de l’Europe centrale). Tous les détails sur l’éligibilité, les modalités de candidature et les solutions attendues sont disponibles sur le site officiel du projet Seacure, qui invite les parties intéressées à consulter attentivement les critères avant de déposer leur candidature et à saisir cette opportunité pour inscrire leur territoire dans une dynamique innovante, collaborative et durable, capable de générer des impacts mesurables sur l’environnement méditerranéen.









