C’est un grand pas en avant pour la souveraineté énergétique de la Tunisie. Le jeudi 15 janvier 2026, un nouvel accord de financement de 43 millions d’euros (environ 145 millions de dinars) a été officialisé au ministère de l’Économie et du Plan. Ce partenariat entre la STEG et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD); marque le lancement de la deuxième phase du projet ELMED II; le pont électrique stratégique reliant la Tunisie à l’Italie.
Des infrastructures concrètes pour un réseau plus robuste
Ce financement va se traduire par des chantiers majeurs sur le terrain. D’une part, une “autoroute” électrique. Il s’agit de la création d’une ligne aérienne double de 400 kV reliant Grombalia 2 à Kandar sur 85 km. D’autre part, une connectivité accrue. On parle du déploiement de 20 km de lignes supplémentaires (225 kV) pour fluidifier le transport d’énergie autour de la station de Grombalia 2. L’objectif? Moderniser le réseau national pour qu’il soit capable de supporter de plus fortes charges et d’assurer un approvisionnement stable à travers tout le pays.
Un levier pour la transition écologique
Ce projet est aussi une pièce maîtresse de la stratégie énergétique tunisienne. En facilitant le transfert de l’électricité produite dans le Sud (notamment via le solaire) vers les zones de forte consommation au Nord, la Tunisie se donne les moyens de ses ambitions : atteindre 35 % de part de renouvelables d’ici 2030.
«Ce partenariat avec la BERD témoigne de la solidité de nos relations et de la confiance accordée à la STEG pour mener à bien des projets d’envergure nationale et régionale», a affirmé Faycel Tarifa, PDG de la STEG, lors de la signature; selon le communiqué officielle publié.
En consolidant cette interconnexion avec l’Europe; la Tunisie ne se contente pas de moderniser ses câbles; elle s’affirme comme un acteur clé de l’énergie en Méditerranée.









