Les États-Unis ont décidé de reprendre la main sur un secteur devenu vital, celui des semi-conducteurs.
Dans un texte publié le 14 janvier 2026, la Maison-Blanche annonce l’instauration d’un droit de douane de 25% sur certaines puces électroniques importées, ainsi que sur les équipements nécessaires à leur fabrication. Cette taxe cible en particulier des puces de très haute performance utilisées dans l’intelligence artificielle et les technologies avancées, notamment celles des fabricants américains Nvidia (Nvidia H200) et AMD (AMD MI325X). Officiellement, l’objectif est de réduire une dépendance jugée excessive vis-à-vis de fournisseurs étrangers et de renforcer la sécurité nationale. Car aujourd’hui, une large part des puces utilisées par l’économie américaine est produite hors du territoire, notamment en Asie, alors même qu’elles sont devenues indispensables au fonctionnement des centres de données, des réseaux de télécommunications, de l’intelligence artificielle et des systèmes de défense.
Washington considère cette dépendance aux puces étrangères comme une fragilité stratégique. La taxe cible les puces les plus avancées tout en laissant des exemptions pour soutenir la recherche, l’innovation et les centres de données américains. Le message est clair: produire aux États-Unis devient une priorité, mais l’impact réel sur la souveraineté technologique et le coût des technologies reste… incertain.
Il sied de rappeler que cette publication intervient au lendemain de l’autorisation accordée au fabricant américain Nvidia d’exporter ses puces d’IA vers Pékin.









