L’intelligence artificielle est en train de tout changer.
Les règles de la compétitivité mondiale se réécrivent, et dans cette nouvelle course, un indicateur compte plus que jamais : la capacité d’un pays à former des développeurs spécialisés en IA, en machine learning et en data science. La Tunisie, elle, n’est pas en retard. Le rapport BCG le confirme avec des chiffres précis. En Afrique, 13,9 % des développeurs travaillent en moyenne sur des sujets liés à l’IA. La Tunisie fait partie du groupe restreint de pays qui dépasse cette barre — aux côtés du Maroc, de l’Algérie, de l’Égypte et du Kenya — avec une proportion oscillant entre 15 % et 20 %. Pas d’énorme écart, mais suffisant pour figurer dans le peloton de tête continental. Et ce n’est pas tombé du ciel. Les auteurs du rapport sont clairs là-dessus : cette spécialisation est le produit direct de décisions politiques concrètes. Miser sur les sciences et les mathématiques, travailler les compétences linguistiques pour permettre aux développeurs d’accéder aux ressources mondiales de l’IA, et s’appuyer sur une infrastructure universitaire et de recherche construite sur le long terme. Des choix qui portent aujourd’hui leurs fruits. Le rapport illustre d’ailleurs un lien solide entre le nombre de développeurs et le volume de publications scientifiques d’un pays. Autrement dit, là où les développeurs sont nombreux et actifs, la recherche suit. La Tunisie s’inscrit dans cette dynamique.


