Les Namibiens paieront plus cher le carburant dès le 1er avril. Le litre d’essence augmente de 2,50 dollars namibiens. Le diesel grimpe, lui, de 4 dollars namibiens par litre. C’est l’une des hausses les plus marquées depuis plusieurs mois.
L’annonce a été faite vendredi 27 mars par le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Modestus Amutse, lors d’une conférence de presse à Windhoek.
Deux causes principales
Les tensions au Moyen-Orient ont fait exploser les cours mondiaux. Le diesel 50ppm a bondi de 122% en un seul mois. L’essence 95 a progressé de près de 57%. La monnaie namibienne a elle aussi cédé du terrain. En mars, le dollar namibien est passé de 16,00 à 16,62 unités pour un dollar américain, soit une dépréciation de 4%. Résultat: les importations coûtent encore plus cher.
L’État intervient
Le gouvernement a annoncé deux mesures d’urgence. D’abord, une réduction de 50% des taxes sur les carburants, valable d’avril à juin 2026. Ensuite, le Fonds national de l’énergie prendra en charge environ 500 millions de dollars namibiens par mois pour absorber une partie des surcoûts.
Une vulnérabilité structurelle
La Namibie n’a aucune raffinerie. Elle importe la totalité de ses besoins en carburant. Sa consommation annuelle atteint 1,1 milliard de litres, dont 70% de diesel. Les stocks actuels couvrent entre un et deux mois de consommation nationale.


