El Fouladh a publié ses comptes relatifs à l’exercice 2024. L’entreprise publique a affiché une nouvelle perte (après modifications comptables) de -69,215 MTND. Ce montant devrait s’ajouter aux résultats reportés de -448,311 MTND. Les fonds propres avant affectation sont déjà à -451,666 MTND.
La société a réalisé un chiffre d’affaires de 113,229 MTND, en baisse de 22,2% en glissement annuel. Cela est expliqué par le repli du prix du fer de 14% depuis fin 2023 et la baisse des ventes de ce produit. Le chiffre d’affaires généré par les ventes des structures métalliques a suivi la même tendance, baissant de 9,1 MTND.
Les charges n’ont pas suivi le même rythme de baisse et se sont établies à 140,553 MTND. En partie, cela est dû à la forte hausse des dotations aux amortissements et aux provisions, qui sont passées de 3,020 MTND fin 2023 à 12,850 MTND fin 2024.
Les charges financières ajoutent une autre couche de difficultés, totalisant 43,062 MTND. À la fin de l’année, El Fouladh affiche des concours bancaires de 308,506 MTND. Pourtant, elle ne parvient pas à rembourser la CNSS (60,9 MTND de principal et des pénalités de 85,1 MTND), la STEG (177 MTND) et AGIL Energy (10,7 MTND). La société est en train de trouver des solutions avec ses créanciers. Elle compte reprendre le paiement des cotisations sociales à partir du premier trimestre 2026 et a signé un accord avec la caisse sociale, lui permettant de payer ses dettes, sans pénalités, sur une période de 7 ans. Avec AGIL Energy, un accord a été finalisé pour payer cet encours mensuellement jusqu’à août 2029, à raison de 0,200 MTND.
El Fouladh compte sur le projet de restructuration, avec la construction d’une nouvelle usine, financée par des fonds étrangers et garantie par l’État. Le potentiel est important, vu les besoins du marché local assurés actuellement par des importations. Théoriquement, c’est l’une des sociétés publiques qui ont le plus de chances de sortir de la situation actuelle.









