L’Algérie ne se contentera plus d’acheter des satellites. Bientôt, elle en produira sur son propre sol. Le groupe chinois Zhejiang Geely Holding, via sa filiale spatiale Geespace, a choisi le territoire algérien pour implanter la toute première usine de satellites d’Afrique.
Tout a commencé par un accord signé il y a quelques mois. Le 7 décembre 2025, à Alger, Algérie Télécom Satellite (ATS) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL) ont paraphé deux mémorandums avec Geespace. Ces partenariats portent sur la fabrication de satellites en orbite basse (LEO) et le déploiement de services d’Internet des objets (IoT) par satellite.
Des impacts concrets pour l’avenir
Loin d’un simple achat, ces accords posent les fondations d’une industrie spatiale locale. Le premier prévoit la construction d’une usine de production de satellites en Algérie. Le second, un centre dédié aux applications satellitaires, axé sur la recherche, la formation d’ingénieurs et l’innovation.
Grâce à cela, l’Algérie gagne en souveraineté technologique. Elle vise à quitter le rôle d’acheteur pour devenir producteur dans ce secteur stratégique, en développant ses propres solutions.
Geespace, c’est quoi?
Geespace, filiale de Geely Holding Group, accélère sa conquête de l’espace africain. Après des partenariats au Maroc, elle mise sur l’Algérie pour booster les capacités LEO et moderniser l’infrastructure numérique en Afrique du Nord.
Une dynamique spatiale en pleine accélération
Ce projet s’inscrit dans une série d’avancées. Le 15 janvier 2026, le satellite Alsat-3A a décollé avec succès, fruit d’une collaboration entre l’ASAL et la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). Il fournit des images haute résolution pour surveiller le territoire et le renseignement géospatial.
Rappelons qu’en 2017, Alcomsat-1, premier satellite de télécoms national, avait ouvert la voie. Lancé par une fusée Longue Marche 3B, il assure encore aujourd’hui télédiffusion, Internet et communications VSAT.


