Le patrimoine cumulé des milliardaires africains franchit pour la première fois les 100 milliards de dollars. Forbes a publié son classement annuel. Voici qui dirige l’économie du continent.
Aliko Dangote reste intouchable. Le Nigérian affiche 25,2 milliards de dollars, portés par son empire industriel et sa raffinerie de Lekki — l’une des plus grandes au monde, opérationnelle depuis début 2024.
Derrière lui, le Sud-Africain Johann Rupert confirme sa place avec 16,1 milliards. Son groupe Richemont — Cartier, IWC, Van Cleef & Arpels — fait de lui la seule fortune africaine au sommet du luxe mondial.
La grande surprise vient d’Abdulsamad Rabiu. Le fondateur du BUA Group voit sa fortune bondir de 120 %, à 11,2 milliards de dollars. Son action BUA Cement a explosé de 135 % en un an. Le rival de Dangote n’est plus si loin.
Nicky Oppenheimer suit avec 10,5 milliards. L’héritier de la dynastie diamantaire De Beers avait vendu ses parts en 2012. Il a depuis diversifié et amplifié. Discret, mais incontournable.
L’Égyptien Nassef Sawiris affiche 9,6 milliards, stables. PDG d’OCI, géant mondial des engrais, il est aussi actionnaire d’Adidas. Dans un classement agité, sa constance tranche.
Le Nigérian Mike Adenuga ne parle jamais à la presse. Pourtant, ses deux empires — Globacom dans les télécoms, Conoil dans le pétrole — valent environ 7 milliards de dollars.
Patrice Motsepe, lui, a bâti sa fortune dans les mines d’or sud-africaines. Président de la CAF depuis 2021, il est l’une des rares personnalités à peser à la fois dans l’économie et le football africain. Fortune estimée entre 3 et 4 milliards.
Enfin, l’Algérien Issad Rebrab ferme ce top 8 avec 3,6 milliards. Fondateur de Cevital — le plus grand groupe privé d’Algérie — il a traversé cinquante ans d’obstacles, y compris une incarcération en 2019. Il reste la première fortune du Maghreb.









