
Pour célébrer la Journée internationale des femmes, la Bourse de Tunis a ouvert ses portes à un événement symbolique, dédié à l’égalité entre hommes et femmes notamment dans l’économie et la finance. Organisée en partenariat avec l’IFC et ONU Femmes, cette initiative a mis en avant le rôle essentiel des femmes dans le développement économique de la Tunisie.
La cérémonie a été lancée par la sonnerie de la cloche, un geste fort de sens qui dépasse le simple rituel. Elle rappelle que les marchés ne se contentent pas de refléter l’économie, ils peuvent aussi la transformer. Florence Basty, représentante d’ONU Femmes a souligné cette idée: “En faisant résonner cette cloche aujourd’hui, nous affirmons une conviction commune ‘l’égalité entre les femmes et les hommes’ est une condition indispensable à une croissance durable, inclusive et résiliente.” Pour elle, exploiter pleinement le potentiel des femmes tunisiennes est une véritable force pour stimuler le développement économique. Elle a mis en lumière un paradoxe frappant: “La Tunisie dispose d’un niveau d’éducation féminin très élevé, mais la participation économique reste faible.” En chiffres, 60 % des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, et ce pourcentage grimpe à 64 % dans les filières scientifiques et technologiques (STEM), plaçant la Tunisie parmi les pays les mieux classés au monde.
Florence Basty a insisté sur ce que le secteur privé et les marchés financiers peuvent faire pour corriger le déséquilibre, à savoir; donner aux femmes un meilleur accès à l’emploi, aux postes de responsabilité et au financement. Elle a rappelé entre-autres l’importance des Women’s Empowerment Principles, cette initiative portée par ONU Femmes et le Pacte mondial des Nations Unies, qui promeut le leadership inclusif, l’égalité salariale, la prévention du harcèlement, le développement professionnel et la transparence dans les entreprises.
Dans le monde, plus de 12 000 entreprises ont déjà adopté ces principes. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et Florence Basty a exprimé son espoir de voir ce mouvement grandir, grâce à l’implication croissante du secteur privé et du marché financier.


