Une première adjudication d’échange voit le jour en 2026. L’opération est annoncée pour le 4 mars 2026 et concernera la ligne BTA 6,3% Mars 2026, qui arrive à échéance le 11 mars 2026. Son montant s’élève à 804,008 Mtnd.
Il s’agit de l’avant-dernière ligne de BTA à rembourser cette année et constitue un rendez-vous important pour le Trésor. Certes, il pourra réduire l’outflow relatif à cette émission et pourrait refinancer le reliquat par de nouveaux bons du Trésor.
Les détenteurs de bons et qui ont l’intention d’accepter l’échange pourront souscrire à l’une des trois lignes suivantes:
– BTA 7,50% 8 Septembre 2034,
– BTA 7,75% 05 Mars 2035,
– BTA 7,75% 05 Mars 2036.
L’avantage le plus évident d’une telle approche est que le Trésor n’a pas à débourser d’argent comptant pour rembourser la dette arrivée à échéance. C’est un soulagement majeur pour la trésorerie publique, surtout en période de tensions sur les liquidités et de multiplications des engagements sur le front interne.
Pour le marché, en proposant une continuité de placement, le Trésor offre à sa base d’investisseurs institutionnels un nouveau placement sûr pour leurs excédents de trésorerie. Si l’inflation poursuit sa tendance baissière, le scénario le plus plausible est de voir la Banque centrale suivre la même approche de 2025, soit des baisses de petite ampleur. Il ne serait donc pas évident de trouver un instrument financier avec une telle maturité pour placer et au rendement offert aujourd’hui.
De plus, en étalant les échéances, le Trésor évite d’avoir à rembourser des montants trop importants à un moment donné, gérant ainsi parfaitement sa dette. La baisse ultérieure des taux fait que ce type d’opérations aura un impact positif. L’échange a une vraie chance d’être mieux accepté par les investisseurs que lors des dernières opérations similaires.









