Le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Tunisie boucle l’année 2025 sur une note encourageante. Si les filets ont été légèrement moins chargés que l’an dernier, la valeur des produits, elle, a pris de la hauteur. En clair : la Tunisie exporte un peu moins, mais vend beaucoup mieux.
Le bilan de fin d’année révèle une petite baisse de régime en volume : 35,5 mille tonnes ont pris la mer vers l’étranger, soit un léger recul de 2,7 % par rapport à 2024.
Cependant, le portefeuille, lui, sourit. Les revenus ont grimpé à 878 millions de dinars (Mtnd), dépassant les 846 Mtnd de l’exercice précédent.
Dans le panier de l’exportateur
Qu’est-ce qui séduit tant les acheteurs étrangers ? Le panier tunisien reste très varié :
Le poisson blanc et bleu: Les rois du secteur, représentant près de la moitié des expéditions (49,3%).
Les crustacés: Crevettes et autres délices constituent près d’un quart des ventes.
Les conserves: Un segment solide qui maintient ses positions avec 22,8 % du volume.
Les mollusques: Une part plus modeste (4,2 %), mais toujours présente.
Balance commerciale
Certes, la facture des importations a pesé plus lourd cette année, réduisant un peu l’excédent commercial (qui passe de 386,8 Mtnd en 2024 à 283,8 Mtnd en 2025).
Mais restons positifs: le secteur affiche toujours un taux de couverture de 148 %. Cela signifie que pour chaque dinar dépensé pour importer des produits de la mer, la Tunisie en gagne près d’un et demi à l’export. Une performance qui confirme la vitalité et la résilience d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.









