Le Conseil du marché financier (CMF) vient de publier de nouvelles règles pour mieux protéger notre économie. L’idée est simple: bloquer plus efficacement l’argent sale et le financement du terrorisme.
Ce qui change concrètement
Le Crowdfunding entre dans la danse. Le règlement s’adapte aux nouvelles technologies. Désormais, le financement participatif (investissement en valeurs mobilières) est officiellement encadré par ces mesures de sécurité. D’un autre coté, les institutions doivent maintenant adopter une approche graduée. Si le risque est élevé, la vigilance est maximale ; s’il est faible, les procédures sont simplifiées.
Les nouvelles obligations pour les acteurs financiers :
Pour transformer ces intentions en résultats concrets, le CMF impose désormais une véritable feuille de route aux acteurs financiers. Cela passe d’abord par un état des lieux régulier — une cartographie des risques — que chaque entité doit transmettre au régulateur. Mais l’aspect humain est aussi au cœur du dispositif : chaque institution doit désormais nommer un référent attitré, véritable pont avec la Commission de lutte contre le terrorisme (CNLCT), tout en garantissant que ses responsables de la conformité possèdent une expertise de haut niveau.
Au fond, le CMF change de posture : il ne se contente plus de surveiller de loin, il structure de l’intérieur. En instaurant cette culture de la gestion des risques et du contrôle permanent; la Tunisie muscle la crédibilité de sa place financière. C’est un signal fort envoyé aux investisseurs, locaux comme étrangers : ici, la transparence n’est pas une option, c’est la règle.









