Réunie au Caire les 19 et 20 janvier 2026, l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (AICTO) a frappé fort. Lors de la 56ᵉ session de la Commission arabe permanente des communications, l’organisation a dévoilé sa vision stratégique à l’horizon 2030.
L’objectif est clair: ne plus simplement consommer les technologies mondiales, mais faire du monde arabe un acteur souverain et incontournable de l’économie numérique.
Un cap stratégique vers 2030
L’AICTO propose une transformation profonde articulée autour de trois axes majeurs. Le premier, un futur numérique intelligent, vise à infuser les technologies de pointe dans les politiques publiques pour booster la productivité. Le second repose sur la sécurité, car aucune croissance n’est possible sans une confiance totale dans la cybersécurité et la protection des données. Enfin, l’organisation prône un futur durable, où l’innovation sert le développement humain sur le long terme. L’objectif ultime est de passer d’une simple consommation de technologies à la création d’écosystèmes arabes capables de générer de la valeur et de résister aux chocs mondiaux.
2026: l’année de l’action et de la souveraineté
L’AICTO ne se contente pas de perspectives lointaines. Elle a également tracé sa feuille de route pour 2026, avec une ambition majeure : créer un véritable marché numérique régional intégré.
Voici les chantiers prioritaires qui rythmeront l’année:
- Un cadre commun : Favoriser la reconnaissance mutuelle des signatures et documents électroniques entre les pays arabes.
- IA et Éthique : Mettre en place des règles du jeu équilibrées pour l’intelligence artificielle, afin d’encourager l’innovation sans sacrifier la sécurité.
- Infrastructure du futur : Accélérer le passage au protocole IPv6 et explorer de nouveaux horizons, notamment celui des technologies spatiales et des satellites en orbite basse.
- Soutien concret : Passer de la simple coordination à un accompagnement de terrain pour aider chaque État membre à concrétiser ses ambitions nationales.
En somme, l’AICTO souhaite transformer le numérique en un véritable moteur de compétitivité. En 2026, l’enjeu n’est plus seulement technique, il est politique et stratégique.









