L’année 2025 a enregistré une nette amélioration des émissions de titres de capital. Les émissions ont totalisé 367,507 Mtnd, en hausse de 38,2 % par rapport à 2024. La contribution des sociétés cotées s’est élevée à 156,446 Mtnd, contre 211,060 Mtnd pour celles hors cote.
En numéraire, les émissions ont totalisé 235,500 Mtnd (130,143 Mtnd en 2024). Les incorporations des réserves ont atteint 67,446 Mtnd (76,636 Mtnd en 2024). Enfin, il y a eu des recapitalisations par compensation de créances pour un montant de 64,560 Mtnd (59,060 Mtnd en 2024).
En tout, et si nous tenons compte des titres de créances, dont les émissions se sont élevées à 1 506,300 Mtnd en 2025 (496,400 Mtnd en 2024), le marché a pu rapporter 1 873,807 Mtnd l’année dernière. C’est une vraie percée par rapport à 2024.
L’année en cours pose des questions, du moment que la fin de l’année a été marquée par la multiplication des émissions obligataires par les établissements de crédit, ce qui réduit la probabilité de les revoir sur le marché durant la première moitié de 2026. Quant au Trésor, nous sommes convaincus qu’il réduira ses interventions sur le marché cette année, surtout avec une belle enveloppe de 11 000 Mtnd sécurisée auprès de la Banque centrale de Tunisie.
Les chiffres de 2026 dépendront réellement du calendrier des introductions en Bourse et des augmentations de capital, surtout par les sociétés hors cote. Ce qui est certain, c’est que la liquidité est abondante et que la baisse des taux va pousser les investisseurs à accepter une dose supplémentaire de risque.









