L’implantation d’unités industrielles sur des terrains initialement destinés à l’agriculture change de braquet. Les autorités tunisiennes viennent de revoir les règles du jeu à travers un nouvel arrêté conjoint, adopté le 31 décembre 2025, afin de débloquer et d’encadrer plus efficacement les projets existants.
Publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du 2 janvier 2026, le texte est le fruit d’une coordination intersectorielle impliquant notamment les ministères de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Équipement. Il revoit certains aspects de la réglementation en vigueur depuis mai 2023, qui avait posé le cadre du changement de vocation des terres agricoles accueillant des activités industrielles.
Concrètement, cette mise à jour réglementaire s’attaque aux lourdeurs administratives pointées du doigt par les porteurs de projets. Plusieurs conditions ont été réajustées, les critères clarifiés et les dossiers allégés, dans l’objectif de fluidifier les procédures de régularisation et de réduire les blocages sur le terrain.
Derrière ces ajustements, l’État affiche une double ambition: encourager l’investissement et accélérer la mise en œuvre des projets, sans pour autant sacrifier la protection du foncier agricole. Un exercice d’équilibriste assumé, entre pragmatisme économique et vigilance environnementale.


