La Bourse de Tunis a entamé l’année 2026 dans le rouge foncé, reculant de 2,07% en trois séances d’échange. La capitalisation boursière a perdu 1,40% de sa valeur. Faut-il s’inquiéter de cette tendance, surtout après avoir terminé l’année 2025 sur une performance notable de 35,12%? Concrètement, rien n’a changé sur le front macroéconomique en quelques jours, ce qui exclut la thèse d’une chute brusque de la confiance des investisseurs. De plus, il y a toujours un volume d’échange cohérent avec la moyenne du marché par des épargnants qui cherchent des points d’entrée.
À titre de comparaison, le Tunindex a affiché un repli de 0,42% durant les trois premiers jours de Bourse en 2025. Il faut remonter à 2017 pour trouver une évolution positive de l’indice phare de la Place de Tunis sur une telle période.
Ce mouvement est donc une prise de bénéfices pour un réinvestissement dans l’action, la dette ou les placements bancaires. N’oublions pas qu’avec l’impôt sur la fortune, une gestion dynamique du patrimoine financier s’impose pour les plus fortunés qui ont nécessairement des portefeuilles en Bourse.
De plus, certains poids lourds du Tunindex étaient sous pression ces derniers jours, à l’instar de la Banque de Tunisie (-7,03%), de Délice Holding (-5,04%) et de la STAR (-5,53%). Globalement, les banques ont perdu 2,83%, les assurances 2,19%. Il suffit que ces titres reprennent pour que l’indice atteigne un point d’inflexion.
Il faut donc rester positif. Toutefois, cela n’empêche de bien valoriser les titres et de choisir le bon moment d’acquérir des actions. Les portefeuilles doivent être diversifiés. Nous ne sommes pas à l’abri des événements d’envergure mondiale qui peuvent causer des soucis à tous les marchés.


